Salut, c'est moi photographié ici avec mon groupe de musique par mon ami photographe Peter Zanniti.
Je suis photographe et vidéaste depuis 2008 - j'ai débuté sur l'argentique avant de passer au numérique en 2020. J'aime bien ressortir mon vieux NIKON à l'occasion, et qui sait, si on collabore ensemble il fera peut-être son apparition le temps de quelques "click".
Je vis à Liège, dans un petit village tout à fait charmant, réputé pour sa ferme biologique (La Ferme à l’Arbre de Liège). À l’âge de 14 ans, j’ai déménagé au Nicaragua avec mon papa et j’y ai passé les quatre plus belles années de ma vie. Depuis, je continue de voyager pour découvrir le monde et faire de belles rencontres.
Je suis passionné de photographie et de cinéma muet depuis mon plus jeune âge. Ce que j’affectionne le plus, c’est de pouvoir créer une histoire à travers des images sans le son.
En amont des shootings, j’écris des storyboards, des histoires, des situations qui me permettent de mettre en scène mes modèles. J’utilise des accessoires, j’adopte un cadrage spécifique et j’illumine le tout avec un éclairage à trois points.
Qu’il s’agisse d’une séance en studio ou sur le terrain, je retransmets ma passion à travers les images.
En plus de la photographie et la vidéo, je suis aussi musicien! Je suis bassiste et chanteur du groupe de rock psychédélique Apex Ten.
La musique me permet d’exprimer les sentiments les plus profonds et de les transmettre au public en concert.
Si tu aimes le rock expérimental psychédélique, je te conseille d’aller écouter sur la page Youtube et Spotify!
Enjoy!
L’art du portrait
Le portrait, c’est avant tout un art! Bien qu’il semble facile de réaliser le portrait d’un individu, d’un animal, d’un ami, d’un étranger, il faut tout d’abord se poser les bonnes questions avant de poser son trépied, de cadrer et de clicker sur le déclencheur de l’appareil.
Tout d’abord, il faut définir le projet avec le client. Il peut s’agir d’un portrait professionnel, artistique, expérimental ou tout simplement un portrait pour réaliser un souvenir.
N’oublions pas que la photographie est un art qui inscrit un instant dans le temps, il grave un moment, une expression, un regard, un sourire, il faut donc se préparer en amont.
Comme je le précise précédemment, il faut commencer par définir le projet. Une fois que cela est fait, on peut penser à développer le projet. Il faut ensuite penser au style que l’on va donner au portrait (intense, sombre, sensuel, sérieux, auto dérision, etc.).
Une fois que l’on a défini le style de notre portrait, il faut en discuter avec le client et s’assurer que ça lui convient. En tant que photographe, c’est notre responsabilité de proposer des styles au client. C’est au photographe de guider le sujet et de créer son oeuvre d’art.
Par exemple, si je décide de réaliser le portrait d’un nouveau né, d’une femme enceinte, je choisirai un éclairage naturel avec une lumière douce et des couleurs douces. Le but étant d’embellir le sujet et de réaliser une captation du réel. Ceci étant dit, il en revient au photographe de choisir l’endroit, le cadrage, le meilleur moment de la journée pour avoir le plus bel éclairage ou l’éclairage voulu.
Le plus beau dans le portrait photographique, c’est qu’il n’y a pas de règle. On peut très bien réaliser le portrait d’un nouveau né en utilisant des lumières dites de cinéma et des objectifs ultra macro, comme le Laowa 100 mm F2.8 mais aussi des lumières de studio (GODOX) et un objectif Sony 50 mm F2.8.
Le projet étant défini avec le client, (style artistique, naturel, expérimental, etc.), il faut maintenant choisir l’endroit du shooting, l’heure à laquelle le shooting aura lieu et le costume. Il ne faut jamais sous estimer le rendu du costume et l’effet qu’il a sur le résultat final. Un beau costume Hugo Boss rendra la photographie beaucoup plus sérieuse qu’un pyjama dépareillé.
Les accessoires comme des fleurs, des bijoux, des chapeaux, sont également très important, car il remplissent le cadre et apportent une histoire au portrait. De plus, vous verrez que les accessoires ont un effet libérateur sur certaines personnes. Donnez un chapeau à une belle femme et vous verrez ses sens s’éveiller. D’une manière naturelle, celle-ci commencera à prendre des poses qu’elle n’aurait jamais oser prendre. En somme, les accessoires sont un bon moyens d’obtenir un bon portrait et de débrider les clients timides.
Quant à l’endroit et l’heure du shooting, c’est une valeur qui varie selon les clients et selon les disponibilité du client. Néanmoins, il ne faut pas négliger la lumière du jour et il faut favoriser les shootings aux heures ou le soleil brille de mile feux. Il faut se rappeler que les objectifs ont besoin de beaucoup de lumière pour capturer le présent et il n’est pas toujours possible de se déplacer avec ses flash GODOX et son beauty dish. Bien que l’appareil photo Sony A7 III a une très bonne résolution en basse lumière, il faut tout de même ne pas monter trop haut dans les ISO et préférer un éclairage naturel.
Pour les portraits de famille par exemple, il est intéressant de choisir un tenue de même couleur. De cette manière, les membres de la famille sont liés par la couleur. On crée ainsi un lien physique et colorimétrique. D’autre part, il est intéressant de mettre le sujet en action. Il n’y a rien de plus ennuyant qu’un portrait d’une personne qui fixe l’objectif. Comme on peut le voir dans le portrait du père de famille et son jeune garçon, le père lit une histoire à son fils. J’aurais très bien pu dire à mon client de s’assoir sur une chaise, face caméra et de sourire simplement… Et non! La photographie est beaucoup intéressante lorsqu’ils ne font pas attention à l’objectif. De cette manière, j’ai pu capter un moment réel, le vrai sourire de l’enfant, le vrai regard profond du père.
Le portrait de famille n’est pas si simple et il demande beaucoup d’imagination pour pouvoir mettre en scène des protagonistes dans un espace restreint.
On a vu qu’il fallait définir le projet avec son client, choisir l’endroit du shooting, l’heure, les costumes et accessoires, une fois cela fait, il faut réussir à guider, débrider son client. Il existe plusieurs livres et méthodes pour poser ses clients et je reconnais qu’ils sont excellents. Lorsqu’il s’agit de photographie de mode, de mariage, ces « dites poses » sont bien utiles! Par contre, tout le monde est différent, a une morphologie différente et vous réaliserez vite qu’on ne peut pas appliquer une pose à n’importe qui. Le résultat ne rendra pas pareil sur un personne de 1m60 et sur un mannequin professionnel de 1m84. Il faut donc s’adapter ! Comme je disais, les poses fonctionnent pour des mariages, des anniversaires, des photographies d’entreprises, équipes de football etc., mais elles ne conviennent pas toujours pour des portraits. Ceci est certainement un gout personnel, mais j’essaie toujours de ne pas poser mes protagonistes. L’effet naturel ne vient donc pas en posant mais en étant naturel et c’est bien là que réside la difficulté de réaliser un portrait. De plus, il faut mettre à l’aise le client pour pouvoir atteindre et déchiffrer sa personnalité. L’humour est une bonne façon de mettre à l’aise de client et de le débrider. Ensuite, il commence à prendre des poses naturelles qui finissent par aboutir au résultat escompté.
Une fois que l’on a notre photo, il faut ensuite la retoucher ! Cette phase n’est pas si simple et il ne faut surtout pas la négliger car c’est la que la magie opère.
Je réalise mes retouches dans Adobe Lightroom et Adobe Photoshop. Encore une fois, la couleur, la teinte que l’on donne à sa photo est selon moi, la partie la plus importante dans la finalisation d’un portrait. Le noir et blanc donne directement un sentiment de vieux portraits, un moment passé. Le contraste bicolore intensifie le regard, l’expression, les traits du visages. Il embellit les gens et dissimule les défauts. Néanmoins, le noir et blanc n’est pas la réponse à tout! Il faut vivre avec son temps et de notre temps, nos appareils prennent des photographies en couleurs. Donc, il est important et judicieux de bien choisir ses filtres et de retoucher correctement l’image. A ce stade, il incombe au photographe de choisir le meilleur filtre image pour avoir le meilleur rendu possible et embellir son client le mieux possible.
En somme, le portrait est un art qui doit respecter certaines règles, mais la photographie étant un art, la seule à règle à suivre est celle qui vous mènera au résultat voulu, en d’autres termes, il n’y a pas de règle!
La photographie d’iris, une vision rapprochée de l’astre rétinien
Après plusieurs photographies de l’iris, on peut laisser reposer le client et se mettre à la retouche photo sur Photoshop. Il faut détourer l’iris et accentuer les contrastes et les couleurs.
La photographie d’iris est un réel voyage dans l’inconnu, car c’est dans la phase de retouche photo que l’iris apparait réellement. L’objectif Macro Laowa 100mm F2.8 est une bête de course redoutable qui capture l’oeil en haute définition. Grâce à cet objectif, on découvre l’iris et toutes ses aspérités invisible à l’oeil nu.
Ce type de photographie est une réelle révélation sur notre corps, au point de découvrir des formes, des couleurs, des reliefs mais aussi un semblant de galaxie qui réside dans notre oeil. C’est une réel signature que l’on ne peut dupliquer !
J’ai décidé de me lancer dans la photographie d’iris et je dois dire que c’est assez impressionnant de réaliser à quel point le corps humain est merveilleux. Avant d’expliquer la beauté qui réside en chacun de nous, je vais d’abord expliquer le processus de prise de vue.
Pour réaliser la photographie d’iris, il faut déjà se munir d’un appareil photo qui a un minimum de 24MP. Donc, avec mon Sony A7III, j’ai ce qu’il faut. Ensuite, il faut un objectif dit, Macro. Donc, le combo Sony A7 III + Laowa 100mm Macro est juste parfait. A cela, il faut rajouter une lumière que l’on place sur le côté de l’oeil. Jamais en face de l’oeil sinon on peut aveugler le client.
Une fois que notre dispositif est installé, il faut ensuite se rapprocher le plus possible de client avec le trépied et l’appareil et c’est la que la magie opère.
Quand la photographie et la danse s’entremêlent
Etant musicien et danseur de Tango, je porte une affection toute particulière pour l’art de la danse et surtout, j’adore la capturer en image.
J’ai beaucoup travaillé avec des artistes et des troupes de danses diverses et variées comme « Un monde de différence », « Dance et création », « Samira Belly Danse ».
Le challenge dans la danse est de capturer le meilleur moment. Il s’agit donc d’un réel tête à tête avec le danseur. Il faut coller ses mouvements avec l’objectif pour réussir à capter la posture parfaite.
Travailler avec des danseurs est une chose que j’adore car ce sont des artistes! Ils comprennent les règles artistiques et les appliquent (postures, costumes, accessoires, etc.) En somme, il n’y pas grand chose à faire pour nous photographes, hormis le fait de se tenir prêt à déclencher le plus vite possible.